Thomas Gresham

Sir Thomas Gresham était un marchand anglais et en particulier un financier qui travailla pour le roi Édouard VI, puis sa demi-sœur, la reine Élisabeth Ire.



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Personnalité de l'époque Tudor - Mercantilisme - Politique monétaire - Finance - Monnaie - Histoire économique - Décès en 1579

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  • Sir Thomas Gresham (c. 1519 – 21 November 1579) was an English merchant and... (source : en.wikipedia)
  • Son auteur serait le fameux Sir Thomas Gresham, qui fut facteur royal à Anvers de 1551 à ... Le marché des changes sur la place de Londres, assez restreint, ... (source : persee)
  • Il mourut de la fièvre au Collège de Gresham, le 7. Novembre 161?. * Ex cjus Script.... L'Empereur Andronic fut le premier qui fit exécuter un édit, ... (source : books.google)
Thomas Gresham, 1544

Sir Thomas Gresham (env. 1519 - 21 novembre 1579) était un marchand anglais et en particulier un financier qui travailla pour le roi Édouard VI, puis sa demi-sœur, la reine Élisabeth Ire.

Son savoir-faire dans le domaine de la gestion des devises et des équilibres financiers en fit l'un des premiers praticiens des questions monétaires. Il avait découvert que quand deux monnaies circulent concurremment, l'une en or et l'autre en argent, celle qui inspire le moins confiance est utilisée pour effectuer les paiements tandis que la meilleure est thésaurisée. La bonne monnaie finit par disparaître de la circulation et se trouve de fait supplantée par la mauvaise : «la mauvaise monnaie chasse la bonne»[1].

Biographie

Né à Londres et descendant d'une vieille famille du Norfolk, Gresham était le fils unique de sir Richard Gresham, un marchand londonien renommé, qui fut quelque temps lord-maire de Londres, et qui, pour avoir négocié au bénéfice d'Henri VIII d'Angleterre des prêts de marchands étrangers, fut anobli. Bien que son père eût l'intention d'en faire son successeur, il fut envoyé pour quelque temps au Caius College à Cambridge.

Il fit ensuite son apprentissage pendant huit ans auprès de son oncle sir John Gresham, lui aussi un négociant, qui créa la Gresham's School à Holt, Norfolk en 1555. En 1543, la Mercers Company admit en son sein Gresham à l'âge de 24 ans. La même année, il s'en alla aux Pays-Bas, où, en son nom propre, celui de son père ou de son oncle, il mena ses affaires tout en poursuivant de multiples activités comme agent d'Henry VIII. En 1544, il épousa la veuve de William Read, un marchand de Londres, mais il continua à résider essentiellement aux Pays-Bas, avec son centre principal d'activité à Anvers, ou il rencontra énormément de succès dans ses affaires.

La fontaine Brabo et l'Hôtel de Ville d'Anvers

Quand en 1551, la mauvaise gestion de sir William Dansell, marchand du roi aux Pays-Bas, eut positionné le gouvernement anglais dans un grand embarras financier, les autorités demandèrent à Gresham son avis, puis le choisirent pour mettre en œuvre ses propositions. Il fit appel à des méthodes variées - particulièrement ingénieuses, quoiqu'assez arbitraires et injustes - pour accroître la valeur de la livre sterling à la Bourse d'Anvers. Elles rencontrèrent un tel succès qu'en quelques années le roi Édouard VI apura quasiment toutes ses dettes. Le gouvernement sollicita alors l'avis de Gresham dans toutes ses difficultés pécuniaires, et l'employa aussi dans de nombreuses missions diplomatiques. S'il ne perçut pas de salaire de l'État, il reçut du roi Édouard, en récompense de ses services, de nombreuses terres ; leur valeur annuelle atteignant près de 400 livres.

Avec l'accession au trône de la reine Marie en 1553, Gresham fut en disgrâce pour une courte période, et Alderman William Dauntsey le remplaça dans son poste. Mais les opérations financières de Dauntsey ne se révélèrent pas particulièrement réussies et Gresham fut rapidement rappelé. Comme il fit état de son désir ardent de servir la reine, et manifesta énormément d'adresse en négociant des emprunts et en passant en contrebande, argent, armes et marchandises étrangères, non seulement ses services furent retenus tout au long de son règne (1553 - 1558), mais en plus d'un salaire quotidien de vingt shillings, il reçut des terres d'église pour une valeur annuelle de 200 livres. Sous la reine Élisabeth Ire (1558 - 1603), à côté de ses fonctions d'agent financier de la Couronne, Gresham devint quelque temps ambassadeur à la cour de la duchesse de Parme, devenant chevalier en 1559. Les temps troublés précédant la révolte hollandaise le contraignirent à quitter Anvers le 10 mars 1567 ; mais, quoique vivant dorénavant à Londres, il continua ses affaires comme auparavant. Il devint l'un des hommes les plus riches d'Angleterre.

La reine Élisabeth le trouva fort utile à de nombreuses tâches, comme geôlier de lady Mary Grey (sœur de lady Jane Grey), qui, pour la punir de s'être marié avec Thomas Keys le maître geôlier, fut emprisonnée dans sa maison de 1569 à 1572.

En 1565, Gresham fit une proposition au conseil municipal de Londres de construire sur ses propres deniers une Bourse - qui devint la Bourse royale, sur le modèle de celle d'Anvers - à la condition qu'ils achètent pour cela un terrain. Avec cette proposition, il n'oublia pas ses propres intérêts en obtenant pour un loyer annuel de 700 livres les échoppes dans la partie supérieure de l'édifice.

Sir Thomas Gresham - Portrait par Anthonis Mor, vers 1554

Gresham mourut subitement en novembre 1579.

À l'exception de quelques sommes données à des œuvres, Gresham laissa la majeure partie de ses biens (des propriétés dans différentes parties de l'Angleterre pour une valeur de près de 2300 livres) à sa veuve et ses descendants, sous la condition qu'à sa mort, sa résidence de Bishopsgate, comme les loyers de la Bourse, devaient être transmis à la Corporation de Londres et la Mercers Company, pour créer un collège où sept professeurs devaient enseigner - un par jour - l'astronomie, la géométrie, la physique, le droit, la théologie, la rhétorique et la musique. Le Gresham College, première institution d'enseignement supérieur à Londres (si on excepte la pseudo-université des Inns of Court), ouvrit en 1597.

La loi de Gresham

Article détaillé : Loi de Gresham.

La loi de Gresham, «la mauvaise monnaie chasse la bonne», fut baptisée de son nom (bien que d'autres, y compris l'astronome Nicolas Copernicus, eussent reconnu ce concept depuis des années) parce qu'il pressa la reine Élisabeth de restaurer la devise dépréciée de l'Angleterre.

Notes

  1. «Bad money drives out good. »

Voir aussi

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 26/10/2010.
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